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  <title>Soeurs Apostoliques de Saint-Jean</title>
  <description><![CDATA[Site officiel des Soeurs Apostoliques de Saint-Jean. Communauté religieuse catholique d'esprit monastique, à finalité apostolique, fondée en 1984 par le père Marie-Dominique PHILIPPE o.p.]]></description>
  <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2012-02-07T12:36:23+01:00</dc:date>
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   <title>« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » (Mt 2, 2)</title>
   <pubDate>Wed, 28 Dec 2011 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils. 
  
 Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.  
  
 (Mt 2, 13-18)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/3629983-5294172.jpg" alt="« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » (Mt 2, 2)" title="« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? » (Mt 2, 2)" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">« Où est le roi des juifs qui vient de naître ? »</span>       <br />
       Cette question fait naître chez  le roi Hérode une grande inquiétude ! Sa royauté est en effet précaire : il n’est pas de la lignée des Asmonéens. Il a été institué roi par Rome qui ainsi, parce qu’il est soumis, a tout pouvoir sur la Judée. Il est violent, a mis à mort son beau-frère, sa propre femme, trois de ses fils… et beaucoup de ses opposants ! Il ne peut souffrir aucune menace à son règne. Et c’est sous ce règne que va naître le véritable roi des juifs, l’enfant Jésus ! Hérode, mû par la peur, va ordonner un grand massacre : <span style="font-style:italic">« Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région. »</span>         <br />
              <br />
       Quel abus de pouvoir : cet homme à qui est confiée la responsabilité de son peuple obtient de ses soldats d’en tuer les enfants ! Quel contraste entre « <span style="font-style:italic">le roi de gloire </span>», Jésus, qui vient sauver son peuple, et ce roi sanguinaire qui, pour se maintenir en place, utilise le crime ! Quelle est la légitimité d’un pouvoir maintenu au prix d’un bain de sang ?        <br />
              <br />
       Nous pensons aujourd’hui à tous les tyrans qui ont établi leur pouvoir par la violence… Le vingtième siècle… siècle de martyrs ! Mais nous, ne sommes-nous pas aussi concernés ? Quand utilisons-nous la force et la violence pour protéger le moindre petit pouvoir que nous pouvons avoir ? Et quand acceptons-nous, à la suite du Christ,  d’exercer l’autorité qui nous est confiée dans la pauvreté, avec la seule force de la vérité ?  «<span style="font-style:italic"> Voici que ton roi vient à toi, humble… »</span> Accueillons-le en ce temps de Noël, imitons sa pauvreté !       <br />
              <br />
       (Mt 2, 13-18)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/imagette/3629983-5294172.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>Le Cantique d'Anne (1S 2, 1...8)</title>
   <pubDate>Thu, 22 Dec 2011 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Mon coeur bondit de joie pour le Seigneur, mon front se relève pour mon Dieu ; 
 ma bouche se rit de mes rivaux ;oui, j'exulte en ton salut. 
 L'arc des forts se brise ;mais les chétifs ont la vigueur pour ceinture ;  
 les repus s'embauchent pour du pain,les affamés n'ont plus à travailler.  
 Le Seigneur fait mourir et fait vivre,il fait descendre aux enfers et en ramène ;  
 le Seigneur appauvrit et enrichit,il abaisse, mais aussi il relève.  
 De la poussière, il retire le faible,et du fumier,  
 il relève le pauvre pour l'asseoir au rang des princes, lui assigner un trône de gloire. » 
  
 (1 S 2, 1, 4-5ab, 6-7, 8abcd)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/3629914-5293937.jpg" alt="Le Cantique d'Anne (1S 2, 1...8)" title="Le Cantique d'Anne (1S 2, 1...8)" />
     </div>
     <div>
      Le cantique d’Anne, dont bien des accents résonnent dans le Magnificat, nous est aujourd’hui donné dans son contexte : le petit Samuel, demandé à Dieu dans le Temple et reçu de Lui par une femme stérile, est, une fois sevré, ramené dans la maison de Dieu et donné à Dieu pour toujours. C’est un geste d’action de grâce qui préfigure celui de Marie présentant Jésus au Temple.       <br />
              <br />
       Le contexte du Magnificat, à première vue différent, est aujourd’hui passé sous silence, bien qu’il nous montre un renouveau extraordinaire : l’Enfant Jésus, Fils éternel du Père, a été reçu de Lui par la Vierge Marie après l’annonce de l’Ange Gabriel venu la visiter chez elle. Il est dans le sein de Marie lorsqu’elle se rend chez Elisabeth dont le nom signifie « Maison de Dieu ». Là, il commence sa mission de salut par la sanctification de Jean-Baptiste dans le sein d’Elisabeth. Du Précurseur, le même Ange Gabriel avait dit : « Il ramènera de nombreux fils d’Israël au Seigneur leur Dieu » (Lc 1, 16). Jésus est lui-même celui qui se présentera au Père, à la Croix, en disant : « Me voici, moi, avec les enfants que Dieu m’a donnés » (He 2, 13).        <br />
              <br />
       Le Magnificat ne chante plus une maternité miraculeuse mettant fin à l’humiliation d’une femme stérile. Il célèbre la surabondance d’une sorte de « fécondité en cascade », venue de la Trinité Sainte dont l’amour « s’étend d’âge en âge », grâce au consentement d’une vierge totalement disponible à son dessein d’amour sur toute une race, celle d’Abraham « à jamais ».        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/imagette/3629914-5293937.jpg</photo:imgsrc>
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   <title>"Tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi.... " (So 3, 11)</title>
   <pubDate>Tue, 13 Dec 2011 08:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.' Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole.  
  
 (Mt 21, 28-32)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/3629810-5293478.jpg" alt=""Tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi.... " (So 3, 11)" title=""Tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi.... " (So 3, 11)" />
     </div>
     <div>
      Que de beaux textes pendant l'Avent ! Les plus beaux textes de l'Ecriture et de la Tradition nous sont quotidiennement offerts. Pourquoi les plus beaux ? Parce qu'ils réveillent en nous l'Espérance, la vraie, celle qui nous fait espérer contre toute espérance humaine, avec le souvenir du Sauveur, Dieu fait homme, né humblement à Bethléem de la Vierge Marie, et la grande attente promise de son retour dans la gloire, promesse de notre salut et de notre glorification.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui, nous entendons cette parole adressée à celui qui met sa confiance en Dieu : <span style="font-style:italic">&quot;Tu n'auras plus à rougir pour tous les méfaits que tu as commis contre moi.... (ce peuple petit et pauvre) renoncera au mensonge... il pourra paître et se reposer sans que personne puisse l'effrayer&quot;. </span>Dans ce court verset, nous pouvons lire toute l'économie divine : le salut et la paix sont offerts gratuitement en Jésus Christ, moyennant la foi et la conversion. Jésus reprend ce même thème dans l'Evangile. Plus la petite histoire est simple, plus l'enseignement est fort : le fils qui dit oui et fait non, le fils qui dit non et fait oui... C'était facile de répondre ! Oui, mais Jésus veut forcer ses interlocuteurs à se remettre en cause, et il va les scandaliser : &quot;les publicains et les prostituées vous précèdent dans le Royaume...&quot; Voilà, en revanche, une parole difficile à entendre quand on se croit arrivé à la perfection la plus exemplaire ! Alors, Il est temps de nous reconnaître pécheurs et, par la foi vivante, d'accueillir en nous Jésus comme notre Sauveur.        <br />
              <br />
       Une bonne méthode : l'Adoration.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Tu-n-auras-plus-a-rougir-pour-tous-les-mefaits-que-tu-as-commis-contre-moi-So-3-11_a73.html</link>
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   <title>" Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite " (Lc 13, 24)</title>
   <pubDate>Wed, 26 Oct 2011 08:01:03 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans sa marche vers Jérusalem, Jésus passait par les villes et les villages en enseignant. Quelqu'un lui demanda : « Seigneur, n'y aura-t-il que peu de gens à être sauvés ? » Jésus leur dit :« Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : 'Seigneur, ouvre-nous', il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes.' Alors vous vous mettrez à dire : 'Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.' Il vous répondra : 'Je ne sais pas d'où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui faites le mal.' Il y aura des pleurs et des grincements de dents quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »  
  
 (Lc 13, 22-30)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/3350154-4809929.jpg" alt="" Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite " (Lc 13, 24)" title="" Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite " (Lc 13, 24)" />
     </div>
     <div>
      Avoir part au festin dans le Royaume de Dieu suppose « d’entrer par la porte étroite » et non pas de frapper « du dehors » à une porte déjà fermée. Il s’agit donc  d’entrer dans l’intimité de Celui qui a dit : « Je suis la Porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira et trouvera un pâturage » (Jn 10, 9), d’être configurés à Lui qui est cette porte ouverte sur le Royaume de Dieu.        <br />
              <br />
       Seul l’Esprit-Saint qui, agissant de l’intérieur, vient au secours de notre faiblesse, peut réaliser en nous cette œuvre. Priant en nous et intervenant en notre faveur, il atteste « d’où nous sommes », que nous venions de l’orient, de l’occident, du nord ou du midi ; en effet,  la preuve que nous sommes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit qui crie : « Abba, Père » (cf. Gal 4, 6), affirmant ainsi notre origine divine. Sous la motion de cet Esprit nous pourrons vivre cette parole de Jésus : « Demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira » (Mt 7, 7), car le Père nous reconnaîtra alors comme faisant partie de cette multitude de frères dont le Fils est l’aîné.       <br />
              <br />
       Les « cris inexprimables » que l’Esprit profère dans notre vie de prière nous éviteront les « pleurs et les grincements de dents » de ceux qui seront « jetés dehors » et son souffle nous inspirera de dire avec le psalmiste : « Moi, je prends appui sur ton amour ; que mon cœur ait la joie de ton salut ! Je chanterai le Seigneur pour le bien qu’il m’a fait ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Efforcez-vous-d-entrer-par-la-porte-etroite-Lc-13-24_a71.html</link>
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   <title>"Frères, je tombe à genoux devant le Père... Lui qui est si riche en gloire !" (Ep 3, 14.16) )</title>
   <pubDate>Thu, 20 Oct 2011 08:01:05 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   C'est pourquoi je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre. Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur. Que le Christ habite en vos coeurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur... Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu. Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer, gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.  
  
 (Ep 3, 14-21)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/3350062-4809803.jpg" alt=""Frères, je tombe à genoux devant le Père... Lui qui est si riche en gloire !" (Ep 3, 14.16) )" title=""Frères, je tombe à genoux devant le Père... Lui qui est si riche en gloire !" (Ep 3, 14.16) )" />
     </div>
     <div>
      &quot;Frères, je tombe à genoux devant le Père... Lui qui est si riche en gloire !&quot; Par ce cri et ce geste Paul nous permet de nous réveiller...  Au cœur de notre cœur, il y a un feu qui s'endort sous le charbon de nos habitudes, de nos fatigues .. Jésus voit dans chacune de nos âmes s'éteindre le feu qu'il est venu rallumer. Il crie lui aussi : &quot;comme je voudrais que ce feu soit déjà allumé !&quot; Il y a en lui comme une impatience divine d'accomplir son sacrifice  pour nous voir enfin &quot;Un&quot; avec lui et son Père, dans l'Esprit.        <br />
              <br />
       Paul a cette même vision du feu de l'Amour qu'il décrit en essayant sans succès de le mesurer afin que nous comprenions qu'il est sans mesure. &quot;Gloire à Celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance, infiniment plus que ce que nous pouvons demander !&quot;   C'est par le feu purifiant de l'humilité et de la patience dans les divisions que nous vaincrons le Mauvais. Le monde nous culpabilise sans cesse. Nous nous sentons souvent humiliés, et notre désir d'aimer comme le Seigneur se trouve si souvent  déçu.        <br />
              <br />
       Écoutons Benoît XVI parler aux jeunes à Fribourg : &quot;Chers amis, «Je suis la lumière du monde – Vous êtes la lumière du monde », dit le Seigneur [...] C’est une chose mystérieuse et grandiose que Jésus dise de lui-même et de chacun de nous la même chose, c’est-à-dire : d’« être lumière » [....]  Peut-être comprendrions-nous s’il criait : « Convertissez-vous ! » [...]  Ne devons-nous pas peut-être rester étonnés que le Seigneur ne nous lance pas un appel, mais qu’il dit que nous sommes la lumière du monde ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Freres-je-tombe-a-genoux-devant-le-Pere-Lui-qui-est-si-riche-en-gloire--Ep-3-14-16_a70.html</link>
  </item>

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   <title>« Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie » (Lc 12, 1)</title>
   <pubDate>Fri, 14 Oct 2011 08:02:33 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie.Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. 
 Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde.  
 (Lc 12, 1-7)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/3350036-4809755.jpg" alt="« Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie » (Lc 12, 1)" title="« Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie » (Lc 12, 1)" />
     </div>
     <div>
      Le  levain dans la Bible est associé à plusieurs images. Pris par une femme et enfoui dans trois mesures de farine, le royaume des Cieux lui est comparable (Mt 13,33). Saint Paul dit qu’il en suffit d’un peu pour que toute la pâte lève, et il exhorte les fidèles à se purifier du vieux levain pour être une pâte nouvelle, les comparant ainsi à des azymes (1 Co 5,7). Il leur demande de  célébrer « la fête, non pas avec du vieux levain, ni un levain de malice et de perversité, mais avec des azymes de pureté et de vérité. » (1 Co 5,8).        <br />
              <br />
       Dans le passage concerné, le levain est qualifié d’hypocrisie et vise les Pharisiens, hommes fervents et zélés à faire respecter la Loi. Eclairés par la seule lumière de la Loi, la plupart ne reconnaissent pas en Jésus « la lumière véritable qui éclaire tout homme » (Jn 1, 9) même le publicain et la prostituée.        <br />
              <br />
       Ce verset suit une litanie de corrections de Jésus envers les Pharisiens au cours d’un dîner. Mais c’est à la foule rassemblée par dizaine de milliers qu’Il dit de se méfier de tout ce qui est caché et obscur ainsi que de tout ce qui est dit dans les ténèbres.       <br />
       A quelle catégorie appartenons-nous ? Au fil de notre vie, notre cœur est souvent oscillant et cache tantôt le pharisien, tantôt le publicain et tantôt la prostituée. Le péché nous détourne de notre fin : l’Amour. Le Christ fait surgir la vérité de notre vie par sa parole et nous propose sa miséricorde là où ne nous l’attendons pas. Osons l’accueillir !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/imagette/3350036-4809755.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Mefiez-vous-bien-a-cause-du-levain-des-pharisiens-c-est-a-dire-de-leur-hypocrisie-Lc-12-1_a69.html</link>
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   <title>"Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine."</title>
   <pubDate>Sat, 30 Apr 2011 17:01:02 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création. (Mc 16, 9-15)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2895408-4098399.jpg" alt=""Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine."" title=""Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine."" />
     </div>
     <div>
      Il est impossible à Pierre et à Jean, comme à Marie-Madeleine, de ne pas dire ce qu’ils ont vu et entendu. Comme le dira Sainte Bernadette Soubirous pour son propre compte, près de 1900 ans plus tard, leur mission n’est pas de faire croire, mais de dire, l’Esprit-Saint devant se charger du reste, avec la coopération de ceux qui écoutent.        <br />
       Croire le Christ et croire en lui lorsqu’il se manifeste lui-même, n’est déjà pas si simple. Mais l’incrédulité et l’endurcissement dénoncés par Jésus s’expriment face au témoignage fraternel. Les Onze, ceux-là mêmes qui n’ont pas cru dans le témoignage de leurs frères, sont finalement envoyés proclamer la Bonne Nouvelle à toute la création : n’est-ce pas une immense miséricorde qui leur est faite ? N’y a-t-il pas là un fruit immédiat du mystère pascal du Christ, une participation des apôtres au mystère de la Résurrection,  les prémisses de la Bonne Nouvelle ?        <br />
       Les apôtres, à leur tour rencontreront  l’incrédulité et  la peur de ceux dont le pouvoir est menacé par cette annonce. Les membres du grand Conseil d’Israël reconnaissent la réalité de la guérison opérée par Pierre et Jean au Nom de Jésus crucifié et ressuscité d’entre les morts.  Mais ce miracle  les « confond en matière de péché » (Jn 16, 8) aux yeux de tous les habitants de Jérusalem, parce qu’ils n’ont pas cru au Nom de Jésus dont la puissance se déploie dans la guérison de l’homme infirme et dans l’action de grâce du peuple, rendant vains leurs calculs politiques et leurs menaces.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Ressuscite-de-grand-matin-le-premier-jour-de-la-semaine-Jesus-apparut-d-abord-a-Marie-Madeleine_a64.html</link>
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   <title>« L’un de vous me livrera ».</title>
   <pubDate>Tue, 19 Apr 2011 17:01:01 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Après avoir ainsi parlé, Jésus fut bouleversé au plus profond de lui-même, et il attesta : « Amen, amen, je vous le dis : l'un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres, sans parvenir à comprendre de qui Jésus parlait. Comme il y avait à table, tout contre Jésus, l'un de ses disciples, celui que Jésus aimait, Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C'est celui à qui j'offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l'Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui.Jésus lui dit alors :« Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit le sens de cette parole. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d'acheter ce qu'il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Quand Judas eut pris la bouchée, il sortit aussitôt ; il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu en retour lui donnera sa propre gloire ; et il la lui donnera bientôt. Mes petits enfants, je suis encore avec vous, mais pour peu de temps, et vous me chercherez. J'ai dit aux Juifs : Là où je m'en vais, vous ne pouvez pas y aller. Je vous le dis maintenant à vous aussi.  
 Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je m'en vais, tu ne peux pas me suivre pour l'instant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois.»     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2895378-4098332.jpg" alt="« L’un de vous me livrera »." title="« L’un de vous me livrera »." />
     </div>
     <div>
      Ce passage de l’Evangile selon saint Jean nous plonge dans le cœur du Christ déjà transpercé par ce douloureux secret : « L’un de vous me livrera ». Chaque disciple regarde l’autre non pas de manière accusatrice mais interrogative : chacun craint de voir se dévoiler la faiblesse d’un de ses frères. Face à tant d’Amour reçu durant ces trois années de vie à la suite du Christ, qui n’aurait pas encore compris ? Qui aurait fait semblant d’aimer ? Qui donc ?        <br />
       Aucun ne parvient « à comprendre de qui Jésus parle » parce que l’amour fraternel entre les apôtres est vrai. Chacun s’est vu choisi et aimé indéfectiblement par Celui qui s’est abaissé pour lui laver les pieds. A la demande de Pierre, Jean interroge Jésus : « Seigneur, qui est-ce ? » Le Christ répond à la requête du disciple bien-aimé par l’annonce d’un ultime geste d’amour et de miséricorde envers Judas : « C’est celui à qui j’offrirai la bouchée que je vais tremper dans le plat. ». Le disciple que Jésus aime va porter désormais avec Lui le secret du nom du traître.       <br />
       Le don de la bouchée trempée dans le vin  est signe d’amitié. Par ce geste, Jésus expose la vulnérabilité de son cœur d’ami qui a accepté par avance d’être trahi par l’un des siens. Mais Judas ne comprend pas qu’il lui est encore possible d’aimer. En recevant la bouchée de l’Ami, il ment, se condamne lui-même et, comme une conséquence inéluctable, la nuit envahit son âme.        <br />
       En suivant l’Agneau dans sa Passion, osons sans mentir, nous laisser aimer jusqu’à la fin.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/L-un-de-vous-me-livrera_a63.html</link>
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   <title>« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres ».</title>
   <pubDate>Fri, 15 Apr 2011 15:42:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d'Abraham, et nous n'avons jamais été les esclaves de personne. Comment peux-tu dire : 'Vous deviendrez libres' ? » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : tout homme qui commet le péché est esclave du péché. L'esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours. Donc, si c'est le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres. Je sais bien que vous êtes les descendants d'Abraham, et pourtant vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole n'a pas de prise sur vous. Je dis ce que moi, j'ai vu auprès de mon Père, et vous, vous faites aussi ce que vous avez entendu chez votre père. » Ils lui répliquèrent : « Notre père, c'est Abraham. » Jésus leur dit : « Si vous êtes les enfants d'Abraham, vous devriez agir comme Abraham. Et en fait vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Abraham n'a pas agi ainsi. Mais vous, vous agissez comme votre père. »Ils lui dirent : « Nous ne sommes pas des enfants illégitimes ! Nous n'avons qu'un seul Père, qui est Dieu. » Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car moi, c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c'est lui qui m'a envoyé.  
 (Jn 8,31-42)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2895366-4098314.jpg" alt="« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres »." title="« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres »." />
     </div>
     <div>
      Nous voici très proches du dimanche des Rameaux, jour où Jésus pénètre triomphalement à Jérusalem. Comme nous le rappelle la deuxième prière eucharistique, il entre alors « librement dans sa Passion », manifestant ainsi l’intention qui habite son cœur depuis l’origine : « Ma vie, nul ne la prend, mais c'est moi qui la donne. » (Jn 10, 18). Dans la première lecture, nous contemplons cette liberté dans les trois jeunes gens bénissant le Seigneur au milieu de la fournaise, dans une attitude de total abandon et confiance en Dieu.        <br />
       L’évangile d’aujourd’hui nous montre le chemin de cette liberté :       <br />
       « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres ». C’est l’amour de la vérité qui a fait de Jésus cet homme pleinement libre, qui nous invite à nous mettre à sa suite ! C’est l’exigence même de la vérité qui a présidé au choix de tant de ses disciples de lui demeurer fidèles à travers tout et de le suivre librement,  jusqu’au don de leur propre vie. Ainsi écrivait le pape Jean-Paul II dans l’encyclique Veritatis Splendor : « La liberté authentique se manifeste et se vit par le don de soi... Jusqu'au don total de soi, comme l'a fait Jésus qui, sur la Croix, &quot;a aimé l'Eglise et s'est livré pour elle&quot; (Ep 5, 25) ». Mettons-nous de plus en plus à l’écoute de la Parole de Dieu, accueillons-la dans une foi aimante, afin que la vérité nous habite et nous pousse à un don toujours plus fervent de nous-mêmes !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Si-vous-demeurez-fideles-a-ma-parole-vous-etes-vraiment-mes-disciples--alors-vous-connaitrez-la-verite-et-la-verite_a62.html</link>
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   <title>« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » (Jn 5,40)</title>
   <pubDate>Fri, 15 Apr 2011 15:34:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Si je me rendais ce témoignage à moi-même, mon témoignage ne serait pas vrai ; il y a quelqu'un d'autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu'il me rend est vrai. Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité. Moi, je n'ai pas à recevoir le témoignage d'un homme, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés. Jean était la lampe qui brûle et qui éclaire, et vous avez accepté de vous réjouir un moment à sa lumière. Mais j'ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les oeuvres que le Père m'a données à accomplir ; ces oeuvres, je les fais, et elles témoignent que le Père m'a envoyé. Et le Père qui m'a envoyé, c'est lui qui m'a rendu témoignage. Vous n'avez jamais écouté sa voix, vous n'avez jamais vu sa face, et sa parole ne demeure pas en vous, puisque vous ne croyez pas en moi, l'envoyé du Père. Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez trouver en elles la vie éternelle ; or, ce sont elles qui me rendent témoignage, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! La gloire, je ne la reçois pas des hommes ; d'ailleurs je vous connais : vous n'avez pas en vous l'amour de Dieu. Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là, vous le recevrez ! Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ! Ne pensez pas que c'est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c'est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance. Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en moi, car c'est de moi qu'il a parlé dans l'Écriture. Mais si vous ne croyez pas ce qu'il a écrit, comment croirez-vous ce que je dis ?  
 (Jn 5, 31-47)     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2895340-4098271.jpg" alt="« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » (Jn 5,40)" title="« Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » (Jn 5,40)" />
     </div>
     <div>
      « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie ! » (Jn 5,40). Entendrons-nous ce cri de Jésus, ce reproche aimant adressé aux Pharisiens qui scrutaient les Ecritures mais n’y ont pas reconnu Celui qui est la Vie ?        <br />
       C’est le cri du Bon Pasteur, qui est venu pour que l’on ait la vie en abondance. Et nous, brebis indociles, nous l’ignorons et lui préférons nos prairies illusoires.        <br />
       C’est le cri de Jésus-Eucharistie, Pain de vie éternelle. Et nous, chrétiens trop habitués, nous lui préférons souvent nos nourritures terrestres éphémères.       <br />
       C’est le cri silencieux de l’Agneau qui, sur la Croix se consume d’amour pour nous. Et nous, badauds insensés, lui préférons les petits veaux d’or que nous idolâtrons (cf. Ex 32,8).       <br />
       Lire l’Ecriture en Pharisiens savants ne suffit pas. Comme nous y invite Benoît XVI dans sa récente exhortation sur la Parole de Dieu, il faut lire en aimant, lire en priant, pour « rencontrer la Parole de Dieu », reconnaître Jésus, Parole vivante du Père, dans la lettre de l’Ecriture :       <br />
       « J'exprime le vif désir que fleurisse une nouvelle saison de plus grand amour pour la Sainte Écriture, de la part de tous les membres du Peuple de Dieu, afin que la lecture orante et fidèle dans le temps leur permette d'approfondir leur relation avec la personne même de Jésus  […] &quot;Comment pourrait-on vivre sans la science des Écritures, à travers lesquelles on apprend à connaître le Christ lui-même, qui est la vie des croyants ?&quot; » (Verbum Domini, n° 72)       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Vous-ne-voulez-pas-venir-a-moi-pour-avoir-la-vie--Jn-540_a61.html</link>
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   <title>« De quoi discutiez-vous avec eux ? » (Marc  9, 14-19)</title>
   <pubDate>Mon, 21 Feb 2011 10:01:01 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "En rejoignant les disciples, ils virent une foule nombreuse qui les entourait et des scribes qui discutaient avec eux. Et aussitôt qu'elle l'aperçut, toute la foule fut très surprise et ils accoururent pour le saluer. Et il leur demanda: "De quoi disputez-vous avec eux?" Quelqu'un de la foule lui dit: "Maître, je t'ai apporté mon fils qui a un esprit muet. Quand il le saisit, il le jette à terre, et il écume, grince des dents et devient raide. Et j'ai dit à tes disciples de l'expulser et ils n'en ont pas été capables" -- "Engeance incrédule, leur répond-il, jusques à quand serai-je auprès de vous? Jusques à quand vous supporterai-je? Apportez-le-moi." "     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2710246-3833343.jpg" alt="« De quoi discutiez-vous avec eux ? » (Marc  9, 14-19)" title="« De quoi discutiez-vous avec eux ? » (Marc  9, 14-19)" />
     </div>
     <div>
      Pierre, Jacques et Jean, avec le Christ, rejoignent les autres disciples discutant avec des scribes au milieu d’une grande foule. Les apôtres n’ont pu délivrer un enfant possédé.       <br />
              <br />
       Jésus interroge : « De quoi discutiez-vous avec eux ? » Le père de l’enfant prend la parole et, désemparé, lui présente les souffrances de son fils depuis sa petite enfance : le mutisme, les convulsions et l’esprit mauvais qui l’a jeté à terre, dans l’eau et dans le feu. Par sa supplication, ce père désarmé fait appel à la compassion de Jésus qui lui répond en interpellant sa foi : « Pourquoi dire : « Si tu peux »… ? Tout est possible en faveur de celui qui croit. »        <br />
              <br />
       Les disciples aussi sont interrogés et corrigés par le Christ au sujet de leur manque de foi : « Génération incroyante, combien de temps devrai-je rester auprès de vous ? ». En effet, le pouvoir qu’il leur a donné (Marc 3, 15) en son Nom n’est pas magique. Seules la foi et la prière sont le levier d’une possible délivrance : « Rien ne peut faire sortir cette espèce-là, sauf la prière. » leur répond-il en privé une fois rentrés à la maison.        <br />
              <br />
       Face à la souffrance de cet enfant sans voix, et en réponse au cri rempli de foi de son père, le Seigneur dévoile son Cœur miséricordieux en exerçant son autorité de Fils de Dieu : « Esprit qui rend muet et sourd, je te l’ordonne, sors de cet enfant et n’y rentre plus jamais ! »        <br />
       La foule le croit mort mais, puisant dans les entrailles de miséricorde du Père, Jésus rend libre ce cœur et ressuscite en lui l’enfant de Dieu.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/De-quoi-discutiez-vous-avec-eux-Marc-9-14-19_a60.html</link>
  </item>

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   <title>"Les disciples avaient oublié de prendre du pain..." (Marc 8, 14-21)</title>
   <pubDate>Sun, 20 Feb 2011 15:20:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. »     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2710241-3833338.jpg" alt=""Les disciples avaient oublié de prendre du pain..." (Marc 8, 14-21)" title=""Les disciples avaient oublié de prendre du pain..." (Marc 8, 14-21)" />
     </div>
     <div>
      « Les disciples avaient oublié de prendre du pain, et ils n'avaient qu'un seul pain avec eux dans la barque. » Les voilà dans une situation de manque, difficile à résoudre…Où trouver du pain quand on est au milieu du lac de Tibériade ! A vue humaine c’est impossible…et pénible quand on a faim !       <br />
       « Ils discutaient entre eux sur ce manque de pain. » Avec un peu d’expérience, nous imaginons assez bien la teneur du débat : « Qui était chargé de prendre le pain ? Qui a oublié ? Qui accuser ? » La communauté cherche le coupable. Cet esprit d’accusation n’est-il pas ce levain des pharisiens dont Jésus recommande de se garder ? Nous le voyons dans bien des passages de l’Evangile, ainsi en saint Marc au chapitre 3 : « Les pharisiens l’épiaient… afin de l’accuser ». Face à cela, Jésus cherche à réveiller le cœur de ses disciples : « Vous ne voyez pas ? Vous ne comprenez pas encore ? Vous avez le cœur aveuglé ? Vous avez des yeux et vous ne regardez pas, vous avez des oreilles et vous n'écoutez pas ? Vous ne vous rappelez pas ? » Par deux fois il a fait éclater sa miséricorde et sa puissance en multipliant les pains, et ses disciples confrontés au manque de pain ne se tournent pas vers lui !        <br />
       Sachons reconnaître au milieu de nous la présence de Jésus miséricordieux.        <br />
       Dans tous nos manques, nos détresses, nos souffrances, tournons nous vers lui pour être sauvés !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/imagette/2710241-3833338.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Les-disciples-avaient-oublie-de-prendre-du-pain-Marc-8-14-21_a59.html</link>
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   <title>"Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur." (Mc 7,14-23)</title>
   <pubDate>Sun, 20 Feb 2011 15:13:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   « Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » (Mc 7,15).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2710232-3833326.jpg" alt=""Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur." (Mc 7,14-23)" title=""Ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur." (Mc 7,14-23)" />
     </div>
     <div>
      « Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » (Mc 7,15). La pureté et l’impureté dont Jésus nous parle aujourd’hui n’est pas une question de loi ni de perfection religieuse. Jésus a dénoncé comme hypocrisie la pureté rituelle des Pharisiens qui ne concernait que l’extérieur et non le cœur. La pureté dont parle Jésus concerne la vocation la plus profonde de l’homme, celle voulue par le Créateur dès l’origine : « Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance. » (Gn 1,26). Etre et devenir de plus en plus à l’image et à la ressemblance de Dieu, voilà en quoi consiste la véritable pureté de l’être humain. Pureté du miroir qui ne déforme pas ce qu’il reflète. Pureté des traits de l’icône qui éveille à la contemplation et s’efface devant le divin qu’elle révèle. Pureté de la source limpide qui sourd dans notre cœur et que n’atteint pas la boue de l’inconduite, de la fraude et de l’adultère. Pureté du souffle de vie insufflé à l’origine dans les narines d’Adam (Gn 2,7), que ne viciait pas alors la pollution de l’orgueil et de la démesure. O homme, quelle extraordinaire et mystérieuse vocation que la tienne ! « De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction » (Jc 3,10). Retrouve la pureté de ta vocation originelle ! Ton cœur est fait pour aimer, non pour trahir. Ta langue est faite pour bénir, non pour maudire ! Tes mains sont faites pour donner, non pour frapper ! Tes yeux sont faits pour contempler, non pour convoiter !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Ce-qui-sort-de-l-homme-voila-ce-qui-rend-l-homme-impur-Mc-714-23_a58.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>L'enfant Jésus (Lc 2, 36-40)</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jan 2011 14:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr claire-aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2634344-3717733.jpg" alt="L'enfant Jésus (Lc 2, 36-40)" title="L'enfant Jésus (Lc 2, 36-40)" />
     </div>
     <div>
      <b>Évangile de Jésus Christ selon saint Luc</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser.        <br />
       Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.        <br />
       S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.        <br />
       Lorsqu'ils eurent accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.        <br />
       L'enfant grandissait et se fortifiait, tout rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.</span>        <br />
               <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Avant de poursuivre cette méditation, arrête-toi, fais silence, redis tout haut et lentement cette Parole de Dieu qui touche la profondeur du mystère du Verbe fait chair : <span style="font-style:italic">« Alors qu’un profond silence enveloppait toutes choses et que la nuit en était au milieu de son cours, ta Parole toute-puissante, Seigneur, est venue du ciel, ta demeure royale » </span>(Sg 18, 14-15). Ce sont les premiers mots de la Messe d’aujourd’hui. Faisons en nous-mêmes un flash-back. Ces paroles expriment la réalité de ce qui s’est passé la nuit de Noël : les hommes sont enfermés chez eux dans l’agitation des grands jours. Dehors, c’est la nuit : Marie, Joseph, les bergers, les animaux, la terre. Ils veillent. Le big bang silencieux de la naissance du Sauveur ne les surprend pas, ils sont prêts. Le ciel s’ouvre, Dieu vient accomplir sa promesse. Il descend, Il s’abaisse, petit enfant accueilli par les pauvres. Jean nous le dit dans sa 1ère lettre : <span style="font-style:italic">« Le monde avec ses désirs est en train de disparaître ». Et ce mystère du renouvellement du monde et des cœurs se fait tous les jours jusqu’à la fin du monde. Cette femme âgée, veuve, qui servait Dieu jour et nuit dans le Temple, a été jugée digne « d’annoncer la venue du Rédempteur de tous »</span> (st Ambroise). Cherchons aujourd’hui ces humbles personnes silencieuses, habitées par l’Espérance, qui annoncent par leur vie la réalité du salut en Jésus Christ, aujourd’hui et maintenant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/L-enfant-Jesus-Lc-2-36-40_a55.html</link>
  </item>

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   <title>Naissance de Jean Baptiste (Lc 1, 57-66)</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jan 2011 14:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr claire-aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2634341-3717726.jpg" alt="Naissance de Jean Baptiste (Lc 1, 57-66)" title="Naissance de Jean Baptiste (Lc 1, 57-66)" />
     </div>
     <div>
      <b>Évangile de Jésus Christ selon saint Luc</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.        <br />
       Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.        <br />
       Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.        <br />
       Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »        <br />
       On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »        <br />
       On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.        <br />
       Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.        <br />
       A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.        <br />
       La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.        <br />
       Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? »        <br />
       En effet, la main du Seigneur était avec lui. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
       <span style="font-style:italic">« Son nom est Jean », </span>ce qui signifie : <span style="font-style:italic">« Dieu fait grâce ». </span>L’ordre donné par l’ange Gabriel à Zacharie de nommer ainsi son enfant (Lc 1, 13), implique une rupture avec la mémoire familiale. Le nom de Zacharie signifie en effet : «Dieu s’est souvenu» et possède la même racine hébraïque qu’un mot utilisé dans la Genèse pour désigner la personne masculine. La décision écrite exprimée par Zacharie, d’obéir à la parole de Gabriel, le guérit du mutisme, conséquence de son incrédulité première. <span style="font-style:italic">« On croit en effet avec le coeur et on professe avec la bouche en vue du salut »</span> (Rm 10, 10). Voilà donc une invitation à quitter nos attachements trop humains pour entrer dans l’aventure de la grâce et de la foi.       <br />
       Face à cette nouveauté, on comprend bien la question des gens : <span style="font-style:italic">«Que sera donc cet enfant ?»</span>. Fils d’un prêtre et d’une descendante d’Aaron, il est pourtant considéré, y compris par Jésus, comme un prophète, et <span style="font-style:italic">« plus qu’un prophète »</span> (Lc 7, 26) ; il est le nouvel Elie, le <span style="font-style:italic">« messager envoyé devant le Seigneur pour préparer le chemin devant lui »</span> (Ml 3, 1).       <br />
       <span style="font-style:italic">« Et soudain viendra dans son temple, le Seigneur que vous cherchez »</span> (Ml 3, 1). Après l’irruption du Fils de Dieu dans le sein de Marie, vient la naissance selon la chair, dans une simple grotte, de Celui qui pourra présenter au Père l’offrande juste, la parfaite adoration en esprit et en vérité se réalisant à la Croix. La venue en nous de sa Présence eucharistique nous entraîne dans son offrande et nous prépare à son retour dans la gloire.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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  </item>

  <item>
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   <title>"Jésus, fils de David, fils d'Abraham" (Mt 1, 1-17)</title>
   <pubDate>Fri, 21 Jan 2011 14:27:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr claire-aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Au fil de l'Evangile]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2634292-3717646.jpg" alt=""Jésus, fils de David, fils d'Abraham" (Mt 1, 1-17)" title=""Jésus, fils de David, fils d'Abraham" (Mt 1, 1-17)" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic"><b>Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu</b></span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Voici la table des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham :        <br />
       Abraham engendra Isaac,        <br />
       Isaac engendra Jacob,        <br />
       Jacob engendra Juda et ses frères,        <br />
       Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara,       <br />
       Pharès engendra Esrom,       <br />
       Esrom engendra Aram,        <br />
       Aram engendra Aminadab,       <br />
       Aminadab engendra Naassone,       <br />
       Naassone engendra Salmone,        <br />
       Salmone, de son union avec Rahab, engendra Booz,       <br />
       Booz, de son union avec Ruth, engendra Jobed,       <br />
       Jobed engendra Jessé,        <br />
       Jessé engendra le roi David.       <br />
       David, de son union avec la femme d'Ourias,        <br />
       engendra Salomon,        <br />
       Salomon engendra Roboam,        <br />
       Roboam engendra Abia,        <br />
       Abia engendra Asa,        <br />
       Asa engendra Josaphat,       <br />
       Josaphat engendra Joram,       <br />
       Joram engendra Ozias,        <br />
       Ozias engendra Joatham,       <br />
       Joatham engendra Acaz,       <br />
       Acaz engendra Ézékias,        <br />
       Ézékias engendra Manassé,       <br />
       Manassé engendra Amone,       <br />
       Amone engendra Josias,        <br />
       Josias engendra Jékonias et ses frères        <br />
       à l'époque de l'exil à Babylone.        <br />
       Après l'exil à Babylone,        <br />
       Jékonias engendra Salathiel,       <br />
       Salathiel engendra Zorobabel,        <br />
       Zorobabel engendra Abioud,       <br />
       Abioud engendra Éliakim,       <br />
       Éliakim engendra Azor,        <br />
       Azor engendra Sadok,        <br />
       Sadok engendra Akim,       <br />
       Akim engendra Élioud,        <br />
       Élioud engendra Éléazar,       <br />
       Éléazar engendra Mattane,       <br />
       Mattane engendra Jacob,        <br />
       Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie,       <br />
       de laquelle fut engendré Jésus,       <br />
       que l'on appelle Christ (ou Messie).        <br />
       Le nombre total des générations est donc :        <br />
       quatorze d'Abraham jusqu'à David,        <br />
       quatorze de David jusqu'à l'exil à Babylone,        <br />
       quatorze de l'exil à Babylone jusqu'au Christ. </span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Interrogeons-nous : Pourquoi Noël nous réjouit, au fond ?       <br />
       L’antienne d’ouverture de la Messe d’aujourd’hui donne la réponse : « Le ciel se réjouit, le monde est en fête, car le Seigneur vient ! » A partir d’aujourd’hui la joie du ciel devient sensible sur la terre. Le Messie, celui qui essuiera toutes les larmes de nos yeux, qui balaiera toutes nos culpabilités, nos angoisses, notre Sauveur se devine dans un pressentiment joyeux, comme se devine le soleil dans les premiers feux de l’aurore. Les lectures nous le disent : « des montagnes viendra une paix pour le peuple » (Ps 71). « Il s’est couché comme un lion… Jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient. » (Gn 49, 10).       <br />
       La joie du ciel et la fête de la terre ne font qu’un, car celui que la terre porte en espérance depuis 3 fois 14 générations, va se révéler : Jésus, fils de Dieu va se faire petit enfant, Sagesse et pauvreté.       <br />
       « Viens, Sagesse du Très-Haut, Toi qui régis l’univers avec force et douceur »       <br />
       Tu es venu, pauvre et méconnu,  il y a 2000 ans. Nous attendons ta venue dans la gloire, aujourd’hui, au temps fixé par le Père.       <br />
       Au fait, est-ce vraiment de cette joie divine que nous nous réjouissons  dans ce monde de pères noël et de vitrines resplendissantes jusqu’à l’écœurement ?  Rentrons en nous-mêmes pendant cette semaine afin de retrouver le chemin de la vraie joie : le salut est pour tous, « riches et pauvres tous ensemble ». Rappelons-nous qu’il y a plus de joie à donner qu’à recevoir.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/imagette/2634292-3717646.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Jesus-fils-de-David-fils-d-Abraham-Mt-1-1-17_a53.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Padre Marie-Dominique Philippe o.p.</title>
   <pubDate>Sun, 28 Nov 2010 16:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Autres langues]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511496-3535788.jpg" alt="Padre Marie-Dominique Philippe o.p." title="Padre Marie-Dominique Philippe o.p." />
     </div>
     <div>
      8 de septiembre 1912: Nace en Cysoing (Norte)        <br />
              <br />
       1930: Entra en la Orden de Santo Domingo        <br />
              <br />
       1931: Profesión religiosa        <br />
              <br />
       1936: Ordenación sacerdotal.        <br />
              <br />
       1939-1945 y 1951-1962: Profesor de filosofía y de  teología en el Saulchoir Etiolles          (escuela del Convento de los Dominicos de la Provincia de París)        <br />
              <br />
       1945-1982: Profesor de Filosofía en la Universidad de Friburgo (Suiza). Al mismo tiempo, numerosos sermones y publicaciones de libros        <br />
              <br />
       1975: A petición de algunos estudiantes, la fundación de la Comunidad de los Hermanos de San Juan        <br />
              <br />
       1982: fundación de las Hermanas Contemplativas        <br />
              <br />
       1984: fundación de las Hermanas Apostólicas        <br />
              <br />
       30 de junio del 2006: celebración de los 70 años de sacerdocio en  Ars        <br />
              <br />
       26 de agosto del 2006: Retorno a Dios        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511496-3535789.jpg" alt="Padre Marie-Dominique Philippe o.p." title="Padre Marie-Dominique Philippe o.p." />
     </div>
     <div>
      “A partir de la Resurrección de Cristo, a partir de la Cruz, Dios pide a María una vida muy  escondida,  una vida de amor, donde el amor lo impregne todo. Debéis vivir esta vida en vuestra vida apostólica.&quot;        <br />
       (2 de  abril del 2005, 20 años de Jubileo de las Hermanas Apostólicas, La Chaise-Dieu).        <br />
              <br />
              <br />
        &quot;Hoy el mundo abandona a los niños y a los ancianos.        <br />
        Enseñar a los niños una verdadera oración es irremplazable: una oración al amparo de María y con Ella.        <br />
       Y es esencial enseñar a los moribundos una verdadera oración. (...)        <br />
       Estad allí para ser el rostro de María, la mirada de María. &quot;       <br />
       (Capítulo General 2000).        <br />
              <br />
              <br />
        &quot;Toda vuestra vida  debe estar centrada en la Eucaristía, porque es la Eucaristía la que une  la contemplación y la vida apostólica.       <br />
       Vuestra  vida eucarística os hará vivir  tanto de  la entrega total de la caridad hacia Dios como de  la entrega total en el servicio de la caridad fraterna.”       <br />
       (2004, Comentario de  la Regla de Vida).        <br />
              <br />
              <br />
        &quot;Nuestra vida apostólica está a la altura de la misericordia de Cristo.&quot;        <br />
       (2005, Ejercicios espirituales comunitarios  en Saint Jodard).        <br />
              <br />
              <br />
        &quot;Esta es nuestra vida apostólica: cargar con  la humanidad de hoy día que se olvida de Dios, que no tiene sentido de Dios. Debemos estar presentes en el mundo actual como una lamparita brillando por  Dios, como la lámpara del Santísimo Sacramento. &quot;         <br />
       (2005, Ejercicios espirituales comunitarios  en Saint Jodard).       <br />
              <br />
              <br />
        &quot;Si Dios, en 1975, suscitó la pequeña comunidad de San Juan fue para la búsqueda de la verdad, la búsqueda de la sabiduría. Y ahí, la Virgen María tiene un papel muy especial. No es  sólo Trono de la Sabiduría, sino también Madre de la Sabiduría. (...) También tenemos que comprender cada vez  más que en el mundo de hoy, Dios nos pide un testimonio de  pobreza. Hay que vivir como pobres, como obreros de la sabiduría (...) Buscamos la verdad (es nuestro único título de nobleza) y la queremos, pero no la poseemos: somos mendigos la verdad y se trabaja por la verdad”        <br />
       (Lettre aux amis  N º 50,  septiembre de 1998).        <br />
              <br />
              <br />
              <br />
        &quot;Juan recibe a María y María hace de él un teólogo, pero un teólogo en el sentido místico, es decir, que vive de  los secretos del Corazón de Jesús, un teólogo, para quien todas las palabras de Jesús son como secretos, como una palabra viva. &quot;       <br />
        (Lettre aux amis N º 50, septiembre de 1998)        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/Padre-Marie-Dominique-Philippe-o-p_a51.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Las Hermanas Apostólicas de San Juan </title>
   <pubDate>Sun, 28 Nov 2010 16:18:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Autres langues]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511472-3535748.jpg" alt="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " title="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " />
     </div>
     <div>
                <b><span class="u">Espiritualidad</span></b>       <br />
              <br />
       La Regla de Vida de las Hermanas Apostólicas de San Juan se basa en el doble mandamiento del Evangelio,  destacado especialmente por San Juan:        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b> - La exigencia contemplativa del amor de Dios </b></span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b> - y su encarnación en la caridad fraterna </b></span>        <br />
       &quot; Atentas a las miserias del hombre de hoy en día&quot;,       <br />
              <br />
        Las Hermanas viven una vida de espíritu monástico implicando:        <br />
        - la supremacía de la adoración y de la oración silenciosa        <br />
        - la oración litúrgica,        <br />
        - la comunión fraterna        <br />
        - la formación intelectual y doctrinal.        <br />
              <br />
       Dirigida al conocimiento de la Palabra de Dios de acuerdo con la Tradición  más profunda y  auténtica de la Iglesia, a través de los Padres de la Iglesia y de Santo Tomás de Aquino.        <br />
              <br />
        y que requiere un conocimiento filosófico realista del hombre, que debería permitir el diálogo con todos los hombres que buscan la verdad, incluso si no tienen  fe.        <br />
              <br />
        Su vida apostólica, que es en primer lugar el testimonio de su vida consagrada, responde a las necesidades de la Iglesia misionera y universal. Esto se logra mediante las distintas llamadas de  la Providencia y en comunión con los Obispos, en una vida de  evangelización, dando hospitalidad  y apoyo espiritual  bajo todas sus formas.        <br />
       u[
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511472-3535749.jpg" alt="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " title="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " />
     </div>
     <div>
                <b><span class="u">Erase una vez las Hermanas Apostólicas de San Juan</span></b>       <br />
              <br />
       La Congregación de las Hermanas Apostólicas de San Juan fue fundada en 1984 por el padre Marie-Dominique Philippe, dominico.        <br />
               <br />
       Las primeras doce hermanas se reunieron en Rimont en la diócesis de Autun, donde se encuentra  la casa de formación de Teología de los Hermanos de San Juan, Congregación también fundada por el padre Marie-Dominique Philippe (1975).        <br />
              <br />
        En 1991, era necesario encontrar  un nuevo edificio, porque las hermanas eran demasiado numerosas. Gracias a la solicitud de Mons. Raymond Seguy, obispo de Autun, Chalon y Macon, el antiguo seminario menor de San Hugues, de Semur-en-Brionnais, se prestó a la Comunidad mediante  un contrato de arrendamiento de cincuenta años. La Congregación de las Hermanas Apostólicas de San Juan fue reconocida Congregación religiosa de derecho diocesano por Mons Seguy  el 7 de octubre de 1993, fiesta de Nuestra Señora del Rosario. Fue reconocida Congregación civil (ley de 1901) el 7 de marzo de 1994 (véase el JO de 14.03.1994).        <br />
              <br />
        Hoy las hermanas son cerca de 160: 140 hermanas han profesado los tres votos religiosos, de las cuales 110 de forma definitiva; las otras, una veintena, son aún novicias y postulantes. Hay veintidós nacionalidades representadas: 70% son francesas, 30% de otros países (México, Rumanía, Camerún, Costa de Marfil, Alemania, Lituania, Países Bajos, etc        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511472-3535759.jpg" alt="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " title="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " />
     </div>
     <div>
                 <b><span class="u">Familia  San Juan</span></b>       <br />
              <br />
       La Familia San Juan &quot;quiere vivir del Espíritu de Jesús, Hijo Amado del Padre y de María. Los Hermanos y Hermanas, escondidos en Dios con Cristo, por medio de María, quieren ser, en el mundo de hoy, testigos del amor de Jesús para el Padre y para los hombres. “(Regla de Vida)        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic"><b>Los Hermanos</b></span>        <br />
       Los Hermanos tratan de llevar una vida evangélica siguiendo a Cristo, Hijo amado y enviado del Padre.        <br />
       Sus apostolados – variados según los lugares y las necesidades de la Iglesia – tienen sus raíces en una vida contemplativa y su origen en la Palabra de Dios, la Eucaristía y la caridad fraterna.         <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b> Hermanas Contemplativas</b></span>        <br />
        Como María, las Hermanas Contemplativas quieren ser testigos silenciosos del amor celoso de Cristo por el Padre y por los hombres.        <br />
       Dentro de la Familia, recuerdan, por su fervor,  la exigencia de la vida contemplativa.        <br />
              <br />
        <span style="font-style:italic"><b>Hermanas Apostólicas</b></span>        <br />
        Las Hermanas Apostólicas, mediante sus vidas, quieren prolongar la presencia de María entre los hombres.        <br />
       Dan testimonio del misterio de Cristo en una vida de evangelización sobre todo por su vida comunitaria de adoración, de oración litúrgica y de amor fraterno.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic"><b>Oblatos</b></span>        <br />
        Los oblatos seculares intentan vivir su consagración bautismal en plenitud en el corazón del mundo según el espíritu de la Familia  San Juan, en relación con un priorato.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511472-3535760.jpg" alt="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " title="Las Hermanas Apostólicas de San Juan " />
     </div>
     <div>
                <b><span class="u">Liturgia</span></b>       <br />
              <br />
       Las Hermanas Apostólicas de San Juan, queriendo dar testimonio de la oración interior en la que viven, escogieron esta liturgia sencilla y despojada, que sea capaz, por medio de la Palabra revelada, de conducir a la presencia de  luz y del amor del Verbo de Dios.       <br />
              <br />
       Ellas unen sus voces de manera monocorde, expresando la llamada única de la Iglesia que quiere la venida del Esposo.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>¿Quién es Magdalith?</b></span>       <br />
              <br />
       Nacida en 1932 en Toulouse, de una familia judía no practicante,       <br />
       Magdalith descubrió la fe  tardíamente, a la vez que el canto gregoriano.        <br />
       Su incesante búsqueda de la verdad y la atracción por la Eucaristía, la llevaron a recibir el bautismo a la edad de 19 años.       <br />
              <br />
       Su intuición fue  descubrir de nuevo las raíces del canto sagrado de la Iglesia latina, el cual nació a partir de las sinagogas y fue  más tarde codificado por el Papa Gregorio Magno. Preservando la monodia(una sola voz) y los tonos gregorianos  - que no implican ninguna otra alteración que el Si bemol - y adaptándolos a la lengua francesa,  ha encontrado la expansión, la vida y la verdad del canto unido a la respiración y sostenido por la oración contemplativa.       <br />
              <br />
       Magdalith  no es solamente un músico, es también escritora, bailarina, poeta, orfebre. Ha realizado esculturas, modelados, pinturas.       <br />
              <br />
       Oír un pasaje: Antífona Pascual 0'42        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:author>Sr Claire-Aimée Tricoire</itunes:author>
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   <title>De la chair d’Adam à la chair du Christ : saint Irénée et Tertullien</title>
   <pubDate>Sun, 28 Nov 2010 15:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Les trois sagesses]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La création d'Adam, ou comment la statuaire des cathédrale (ici celle de Chartres) illustre la théologie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511439-3535664.jpg" alt="De la chair d’Adam à la chair du Christ : saint Irénée et Tertullien" title="De la chair d’Adam à la chair du Christ : saint Irénée et Tertullien" />
     </div>
     <div>
                             <span style="font-style:italic"><b>Visibilité, consistance et bonté de la chair</b></span>       <br />
              <br />
       Irénée voit en premier lieu dans l’incarnation le lieu de la manifestation, de la visibilité de Dieu par tous :       <br />
       « À tous le Père s’est révélé, en rendant son Verbe visible à tous, comme c’est aussi à tous que le Verbe a montré le Père et le Fils, puisqu’il a été vu de tous […] Par l’entremise du Verbe en personne devenu visible et palpable, le Père s’est montré. »        <br />
              <br />
       Si c’est à tous que le Verbe s’est rendu visible, c’est donc aussi d’abord et y compris à Adam, regardé ici, comme le précise Emmanuel Falque, non selon une antériorité chronologique, mais « selon une figuration ontologique dont le dernier (le Verbe fait chair) se fait paradoxalement voir comme celui qui se tient déjà là dans le premier (l’Adam tiré de la terre) »  :       <br />
       « Le Verbe, Artisan de l’univers, avait ébauché d’avance en Adam (praeformaverat In Adama) la future &quot;économie&quot; de l’humanité dont se revêtirait le Fils de Dieu. »         <br />
              <br />
       Dans cette perspective, la création d’Adam à l’image de Dieu est tout entière en vue de l’incarnation, et elle en est même l’ébauche véritable : Adam porte les traits, « l’empreinte des doigts »  de celui qui viendra après lui et qui pourtant existe avant lui et est celui-là même qui le modèle. C’est ce que montre magnifiquement la sculpture que l’on peut encore aujourd’hui admirer en visitant la cathédrale de Chartres  : l’auteur anonyme de ce chef-d’œuvre, contemporain de saint Thomas, a représenté Adam qui prend forme peu à peu sous l’action créatrice des doigts du Christ. Avec tendresse et précision, le Christ modèle le visage d’Adam qui repose sur ses genoux : il le fait exister, jaillir du néant, il lui donne ses propres traits ; de la glaise du sol émerge peu à peu ce corps, ces membres, que la sculpture représente encore informes, inachevés.        <br />
              <br />
       	
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511439-3535665.jpg" alt="De la chair d’Adam à la chair du Christ : saint Irénée et Tertullien" title="De la chair d’Adam à la chair du Christ : saint Irénée et Tertullien" />
     </div>
     <div>
      C’est aussi dans cette action créatrice aimante que Tertullien discernait déjà le prix inestimable de « l’or de la chair »  : comment condamner comme nativement mauvaise ou comme fantomatique une chair que l’Écriture révèle voulue, créée et façonnée par Dieu d’avance à l’image du Christ ?        <br />
       « Représente-toi Dieu tout entier occupé d’elle [la chair], à elle consacré tout entier, mains, pensée, action, réflexion, sagesse, prévoyance, et surtout avec cet amour qui lui en inspirait le dessein ! Car tout ce qui était exprimé dans cette boue était conçu en référence au Christ, qui serait homme, c’est-à-dire aussi boue, et au Verbe, qui serait chair, c’est-à-dire aussi terre. »         <br />
              <br />
       L’objectif de Tertullien n’est pas seulement de réhabiliter une chair ordinairement associée aux aspects négatifs de la condition humaine. Au contraire, il n’hésite pas à reconnaître, avec ses adversaires, la petitesse et la finitude de la chair, à la décrire même avec crudité, notamment pour ce qui concerne la naissance. Ainsi, quand il vitupère contre Marcion :       <br />
       « Pérore maintenant sur cette ordure qu’ont mise dans le ventre les éléments génitaux, sur ces hideux caillots de sang et d’eau, sur cette chair qui doit, pendant neuf mois, tirer sa nourriture de ce fumier. Décris-nous donc ce ventre, plus monstrueux de jour en jour, alourdi, tourmenté et jamais en repos, même dans le sommeil, sollicité de part et d’autre par les caprices de l’appétit et du dégoût… »        <br />
              <br />
       Mais là est toute la force de son raisonnement : Tertullien tourne les faiblesses réelles de la chair en autant d’arguments confirmant sa position : la bassesse même de la chair rend plus manifeste le dessein de Dieu, qui la façonne à partir de la boue et la choisit pour sauver à partir d’elle l’homme tout entier :       <br />
       « Le Christ au moins aima cet homme, ce caillot formé dans le sein parmi les immondices, cet homme venant au monde par les organes honteux, cet homme nourri au milieu de caresses dérisoires. […] En même temps que l’homme, il a aimé sa naissance, il a aimé sa chair. On ne peut pas aimer un être sans aimer en même temps ce qui le fait être ce qu’il est. Si ce n’est pas vrai, supprime la naissance et montre-moi l’homme, enlève la chair et fais-moi voir ce que Dieu a racheté. »        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2511439-3535666.jpg" alt="De la chair d’Adam à la chair du Christ : saint Irénée et Tertullien" title="De la chair d’Adam à la chair du Christ : saint Irénée et Tertullien" />
     </div>
     <div>
      	<span style="font-style:italic"><b>Sauver la chair ou l’habiter ?</b></span>       <br />
              <br />
       En ce cas, habiter la terre, comme « habiter la chair », n’est pas s’éloigner de Dieu, mais au contraire se rapprocher de lui, de son intention originelle : de ses propres « mains » – pour reprendre l’image chère à saint Irénée  –, Dieu façonne avec amour Adam à partir de la terre, dans une totale gratuité d’amour : « Ce ne fut pas parce qu’il avait besoin de l’homme que Dieu modela Adam, mais pour avoir quelqu’un en qui déposer ses bienfaits. »  Suivant la perspective de l’évêque de Lyon, la chair n’est alors pas vue premièrement comme à sauver en raison du péché, mais comme permettant à l’homme, par sa vulnérabilité charnelle, d’être davantage mendiant de tous les dons que Dieu veut lui faire. Quant à savoir si l’incarnation aurait eu lieu ou non en l’absence de péché à racheter, opposer les opinions théologiques (qui restent nuancées chez Irénée et Thomas ) nous semble erroné et vain . N’est-ce pas encore une manière trop humaine de penser ? N’est-ce pas oublier un instant que Dieu, lui, voit tout au présent ? En créant Adam, Dieu pré-voit (sans pour autant le vouloir en aucune manière) son péché à venir, ainsi que le remède de l’incarnation pour l’en délivrer. Le dessein de Dieu de faire de nous des fils adoptifs, héritiers de sa béatitude, est éternel ; mais puisque, de fait, l’homme a péché, Dieu pré-voit aussi de toute éternité que cette adoption filiale se réalisera par l’incarnation du Christ et sa passion :        <br />
       « Dieu a décrété de toute éternité que notre salut serait accompli par le Christ. En effet, sous la prédestination éternelle tombe non seulement ce qui doit être réalisé dans le temps, mais encore le mode et l’ordre (modus et ordo) selon lesquels cela doit être réalisé. »         <br />
              <br />
       Notre prédestination de toute éternité à être fils adoptifs se réalise donc selon un modus et un ordo donnés (l’incarnation et la passion du Christ), qui tombent eux aussi sous la prédestination divine, introduisant dès lors un lien nécessaire entre corps de chair, image de Dieu et filiation.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/imagette/2511439-3535664.jpg</photo:imgsrc>
   <link>http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/De-la-chair-d-Adam-a-la-chair-du-Christ-saint-Irenee-et-Tertullien_a49.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La filiation divine selon Thomas d'Aquin</title>
   <pubDate>Tue, 16 Nov 2010 19:53:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Sr Claire-Aimée Tricoire</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Les trois sagesses]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici en guise d'"apéritif", l'introduction et la conclusion du livre de sr Marie-David Weill sur la filiation divine, sujet de son mémoire de Master.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2485921-3495490.jpg" alt="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" title="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" />
     </div>
     <div>
      	L’apôtre saint Paul est le seul, dans la Bible, à employer – et à cinq reprises  – le terme grec υἱοθεσία, que la Vulgate utilisée par saint Thomas d’Aquin a traduit à chaque fois par adoptio filiorum. Adoption filiale, adoption des fils, filiation adoptive, filiation divine par adoption ?        <br />
              <br />
       Quelle que soit la traduction française adoptée par nos Bibles, l’on pressent que la réalité désignée par ce terme υἱοθεσία est d’une grande richesse, d’une importance centrale dans la vie du chrétien. L’υἱοθεσίαest en effet au cœur du dessein bienveillant de Dieu et constitue un lien d’une nature unique entre le chrétien et son Dieu :       <br />
              <br />
       «Béni soit le Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus Christ […] Il nous a élus en lui, dès avant la création du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour. Il nous a prédestinés à être pour lui des fils adoptifs, par Jésus Christ (προορίσας ἡμᾶς εἰς υἱοθεσίαν διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ εἰς αὐτόν) » (Ép 1, 3-5).        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le dessein bienveillant du Père est de nous admettre, par pure bonté, à l’héritage éternel de sa gloire, au bonheur d’être ses fils pour l’éternité. Et ce dessein d’amour se réalise par l’incarnation de son Fils bien-aimé, Jésus Christ :       <br />
              <br />
       « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme […], afin de nous conférer l’adoption filiale (ἵνα τὴν υἱοθεσίαν ἀπολάβωμεν). » (Ga 4,4-5).       <br />
              <br />
       Plus précisément encore, c’est par le mystère pascal – la passion, la mort sur la croix et la résurrection du Christ – que se réalise notre réconciation avec Dieu et notre adoption filiale :        <br />
              <br />
       « Il vous a réconciliés dans son corps de chair (ἐν τῷ σώματι τῆς σαρκὸς αὐτοῦ) par la mort, pour vous introduire en sa présence, saints, immaculés et irrépréhensibles » (Col 1,22).        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2485921-3495492.jpg" alt="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" title="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" />
     </div>
     <div>
      Que faut-il entendre par cette expression insolite de « corps de chair »  ? Quelle est la place de la souffrance du Christ et de la souffrance du chrétien dans la réalisation du dessein d’adoption de Dieu ? Faut-il nécessairement souffrir avec le Christ pour être glorifiés avec lui (cf. Rm 8,17)? En quoi le « corps de chair » de Jésus est-il l’instrument de notre réconciliation avec Dieu et de l’accomplissement du dessein d’adoption filiale du Père sur nous ?        <br />
              <br />
       La question revient finalement à celle-ci : en quoi notre lien avec le Père est-il transformé par l’incarnation du Fils ? Sommes-nous davantage fils de Dieu par le Christ, davantage fils de Dieu que ne l’était Adam dans la grâce de justice originelle ? L’incarnation et la croix du Christ étaient-elles nécessaires pour que se réalise notre adoption ? Où s’enracine cette grâce d’adoption filiale qui nous est offerte ? Et comment accompagne-t-elle toute la vie de l’homme, de son baptême jusqu’à la vision béatifique ?       <br />
              <br />
       Après avoir précisé la place du « corps de chair » de Jésus dans le dessein bienveillant de Dieu, puis dans les mystères de sa vie terrestre et dans sa résurrection, nous pourrons mieux préciser la vraie grandeur de notre condition de fils adoptifs : la place du corps de Jésus dans le dessein de Dieu révèle la place de notre propre corps humain, participant de l’accomplissement de la vocation de notre personne humaine sur terre et dans la gloire.       <br />
              <br />
       		Saint Thomas d’Aquin, n’a pas écrit de traité de la filiation divine par adoption. Mais, par la rigueur et la profondeur de sa théologie, ainsi que par la richesse de l’héritage patristique qu’il y transmet, il s’avère un maître privilégié pour explorer « l’insondable richesse du Christ et mettre en pleine lumière la dispensation du Mystère » (Ép 3,8-9). Son œuvre monumentale recèle des trésors que la théologie n’a pas fini d’explorer, au point que le Magistère le présente aujourd’hui encore comme « le guide et le modèle des études théologiques […], authentique modèle pour ceux qui recherchent la vérité » . Ses commentaires scripturaires – notamment sur toutes les Epîtres de saint Paul et sur l’Évangile de saint Jean – commencent fort heureusement à être un peu mieux connus aujourd’hui, grâce aux importants travaux de traduction et d’édition qui ont vu le jour ces dernières années. Infatigable commentateur des Écritures, génie de la théologie, et avant tout saint, amoureux de Dieu et assoiffé de contempler son mystère, saint Thomas d’Aquin sera donc notre guide tout au long de notre recherche.        <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2485921-3495493.jpg" alt="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" title="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" />
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      Une autre question majeure se pose, qui n’est pas sans conséquences pour la vie spirituelle du chrétien : notre adoption filiale, comme toute œuvre de Dieu concernant les créatures, est l’œuvre commune de toute la Trinité. Et cependant, saint Thomas écrit :       <br />
        « L’adoption, bien qu’elle soit commune à toute la Trinité, est appropriée au Père comme à son auteur (ut auctori), au Fils comme à son exemplaire (ut exemplari), au Saint-Esprit comme imprimant en nous la similitude de cet exemplaire (ut imprimenti in nobis huius similitudinem exemplaris) »        <br />
              <br />
       Le chrétien peut-il découvrir, dans la réalité de son adoption, un lien particulier avec chacune des personnes divines ? Quand, mû par l’Esprit Saint, « l’Esprit du Fils » (Ga 4,6) , « l’Esprit d’adoption (πνεῦμα υἱοθεσίας) » (Rm 8,15), le chrétien s’écrie : « Abba, Père ! », quelle expérience fait-il de la Trinité ? Peut-il dire « Père » comme Jésus lui-même, le Fils unique, s’adresse à son Père ? Comment agit cet Esprit d’adoption en nous « pour attester que nous sommes enfants de Dieu » (Rm 15,16) ?       <br />
              <br />
       
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      Saint Thomas d’Aquin, n’a pas écrit de traité de la filiation divine par adoption. Mais, par la rigueur et la profondeur de sa théologie, ainsi que par la richesse de l’héritage patristique qu’il y transmet, il s’avère un maître privilégié pour explorer « l’insondable richesse du Christ et mettre en pleine lumière la dispensation du Mystère » (Ép 3,8-9). Son œuvre monumentale recèle des trésors que la théologie n’a pas fini d’explorer, au point que le Magistère le présente aujourd’hui encore comme « le guide et le modèle des études théologiques […], authentique modèle pour ceux qui recherchent la vérité » . Ses commentaires scripturaires – notamment sur toutes les Epîtres de saint Paul et sur l’Évangile de saint Jean – commencent fort heureusement à être un peu mieux connus aujourd’hui, grâce aux importants travaux de traduction et d’édition qui ont vu le jour ces dernières années. Infatigable commentateur des Écritures, génie de la théologie, et avant tout saint, amoureux de Dieu et assoiffé de contempler son mystère, saint Thomas d’Aquin sera donc notre guide tout au long de notre recherche.        <br />
       
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.soeursapostoliquesdesaintjean.com/photo/art/default/2485921-3495495.jpg" alt="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" title="La filiation divine selon Thomas d'Aquin" />
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      <span style="font-style:italic"><b>CONCLUSION</b></span>       <br />
              <br />
       Dieu n’a pas de corps. Mais de toute éternité, il pré-voit, dans la création d’Adam, l’incarnation du Fils : le corps de chair de l’homme créé « à l’image de Dieu » pré-figure déjà le corps de chair du Christ, Verbe incarné, parfaite Image du Père, venant non seulement nous sauver mais aussi révéler et accomplir le sens plénier du corps humain qui, parce que nous sommes marqués par le péché, nous échappe toujours un peu. Non seulement notre corps de chair ne peut être exclu de l’υἱοθεσία (ce que l’anthropologie biblique annonçait déjà) mais, bien davantage, il en explicite et accomplit certaines dimensions. La sagesse de Dieu a voulu cette union indissoluble dans l’homme entre l’âme et le corps, de telle sorte que, du début de notre pèlerinage terrestre jusqu’à sa fin en Dieu, notre corps « accompagne » notre personne non comme un avoir extérieur, mais comme le lieu, charnel et spirituel, où se vit et se rend visible l’accomplissement de toutes les promesses.        <br />
              <br />
       Notre filiation divine par adoption, similitude participée de la filiation par nature, acquiert ainsi par le corps (celui de Jésus comme le nôtre) une effectivité et une noblesse nouvelles : c’est par son corps de chair, lieu du réalisme et de l’effectivité du don et de la communion, que le chrétien peut faire de sa vie, configurée à celle de Jésus « aux jours de sa chair » (He 5,7), une vie pascale, coopérant ainsi dans son devenir fils de chaque jour à la grâce d’υἱοθεσία inaugurée en lui au baptême et destinée à un accomplissement parfait dans la gloire au jour de la résurrection de la chair.        <br />
              <br />
       […]        <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      A la résurrection, notre humanité, glorifiée à l’image de l’humanité sainte de Jésus qui nous précède dans la gloire, sera divinisée en contemplant l’éternel commerce de lumière et d’amour des trois personnes divines : la génération éternelle du Fils et la spiration éternelle de l’Esprit Saint.        <br />
       Avec le Fils bien-aimé, l’unique engendré du Père, et animés de son Esprit, nous demeurerons éternellement « dans le sein du Père ». Fixés en lui, ravis en lui dans une extase éternelle de lumière et d’amour, nous crierons ce nom qui sera notre bonheur pour l’éternité :        <br />
              <br />
              <br />
       « Abba ! Père ! »        <br />
       (Rm 8,15 ; Ga 4,6)       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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